Fontini, la rolls des interrupteurs

« Le prix s’oublie, la qualité reste » me disait la Tante Victoire quand j’étais encore enfant. Imaginez l’arrière Pays Niçois. Elle me faisait rêver la Tante Victoire avec sa villa aux interrupteurs de porcelaine  et l’antique Rolls rutilante dans le garage. Moi, mes parents étaient profs. Nous habitions un HLM à Caucriauville. C’est étrange comme Mougins c’est l’Arrière Pays Niçois alors que Caucriauville c’est juste la banlieue du Havre. Bref, les vacances chez Tante Victoire c’était l’extase. Pour peu qu’il y eut la cousine Jennifer dont j’étais secrètement amoureux et mon cœur de préadolescent explosait.

Tout était beau chez Tante Victoire. Pourtant rien n’était considéré comme trop précieux pour être mis hors de porté. Il était permis de toucher chaque objet. C’était les années 80. Les premières fêtes de la musique sur la promenade des anglais et un slow avec la cousine Jennifer dont j’emporterai le souvenir jusque dans la tombe. Puis nous rentrions. Nous rentrions en Rolls ! Tante Victoire n’avais pas de chauffeur. Elle trouvait cela vulgaire et c’était une femme qui aimait conduire. Aujourd’hui, près de quarante ans ont passés, lorsque j’actionne un interrupteur de porcelaine Fontini je ne peux m’empêcher de penser à Tante Victoire, à sa villa de Mougins… Et à la  cousine Jennifer…

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